En Iran, en France comme partout dans le monde, la société capitaliste est invivable pour des millions et des millions d’êtres humains.
Comment qualifier ce système qui compte des millions de chômeurs tandis que des machines destinées à subvenir aux besoins humains restent inutilisées ? Des centaines de millions d’hommes et de femmes dorment affamés alors que le système détruit des tonnes de nourriture pour empêcher la baisse des profits. Tandis que les personnes âgées et les malades ont besoin d’assistance et de soins particuliers, des hôpitaux sont fermés selon des critères de rentabilité. Les vitrines et les étalages des magasins sont remplis d’articles, mais des centaines de millions d’êtres humains n’ont pas la possibilité d’acheter ce qui se trouve derrière les vitrines. Comment qualifier un monde qui dispose de toutes les richesses nécessaires aux besoins de l’humanité, mais où la majorité des gens sont privés du minimum vital ? Comment décrire un monde où des êtres humains sont expulsés parce qu’ils n’ont pas la bonne carte d’identité, discriminés parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur de peau ou parce que ce sont des femmes ? Quel système pourri ! Cette société n’est pas humaine !
Solidarité avec la révolution et la classe ouvrière en Iran !
Dans cette société le but de l’activité économique n’est pas de subvenir aux besoins humains, mais de servir le profit du capital. Et cela est valable tant en Iran qu’en France ou ailleurs. En cela, la crise révolutionnaire qui secoue l’Iran depuis le mois de juin 2009 ne concerne pas que la libération du peuple d’Iran ni même des peuples du Moyen-Orient, mais touche le cœur de toutes celles et de tous ceux qui sont opprimé(e)s, exploité(e)s et qui souffrent de l’actuel monde capitaliste. Les millions de femmes et d’hommes qui affrontent le régime islamique d’Iran et ses forces de répression hurlent non seulement qu’il faut en finir avec la République Islamique, mais montrent aussi que malgré un des systèmes les plus répressifs au monde, on peut se soulever, se révolter et se battre pour une société meilleure.
La République Islamique a été mise en place pour réprimer une classe ouvrière qui s’était soulevée lors de la révolution de 1979. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a autant d’intérêt dans la destruction de la République Islamique, cette tête du mouvement islamiste politique et la principale source de la réaction au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a autant besoin d’une révolution contre le régime de l’apartheid sexiste qui a fait de l’inégalité à l’encontre des femmes la pierre angulaire. Aucune autre classe que la classe ouvrière a autant intérêt à renverser ce système brutal d’emprisonnement, de torture, de répression et d’absence totale de droits pour établir la plus large liberté. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a un tel intérêt à renverser ce système d’exploitation sauvage, qui a entraîné le niveau de vie de la grande majorité de la population sous le seuil de pauvreté, tout en engraissant quelques parasites qui se drapent sous le manteau de la religion.
Aussi, en ce 1er Mai 2010, nous nous adressons aux travailleuses et aux travailleurs du monde entier pour les appeler à la solidarité avec la révolution en cours et avec la classe ouvrière d’Iran. En renversant ce régime qui utilise la terreur, le fouet et les exécutions sommaires contre la classe ouvrière, nous ouvrirons aussi des perspectives d’espoir pour en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, et construire un monde libre et égalitaire, c’est-à-dire humain.
Vive la révolution ! Vive le socialisme !