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Luttes dans le secteur de l’automobile


8 mars 2012

Samedi 18 février, plus de 2.000 personnes ont manifesté dans les rues d’Aulnay-sous-Bois (93) contre la fermeture de l’usine PSA de la ville. Ce sont en effet 3.300 salariés, embauchés et intérimaires, qui travaillent dans ce site que la direction veut fermer en janvier 2014 dans le cadre d’une restructuration du groupe. Comme les salariés de PSA Aulnay dans leur appel à manifester : « M. Varin, le PDG de PSA,
l’homme qui touche 9 000 € par jour week-end compris, s’est vanté que l’entreprise s’était enrichie en traversant la crise et de disposer d’une trésorerie de 11 milliards. » Les moyens existent, en prenant sur les profits de Peugeot, pour maintenir tous les emplois en répartissant le travail entre les sites. Mais la logique de la direction de PSA, celle du capital, c’est d’imposer la surcharge de travail pour les ouvriers des sites de Poissy ou de Mulhouse (où 600 intérimaires sont
licenciés) et d’envoyer les milliers de travailleurs d’Aulnay au chômage.

Chez Renault, les négociations annuelles obligatoires se sont terminés par l’octroi d’une hausse de 1,3% par la direction. Bien loin de ce qui est nécessaire pour faire face à la hausse des prix. Le mardi 28 février, toutes les usines Renault de France étaient touchés par des grèves et des débrayages de 2 à 3 heures. A l’usine de Cléon (76), ce sont en tout 1.350 salariés qui ont cessé le travail. Sur le site de Lardy (91), ce
sont plus de 250 travailleurs qui se sont rassemblés. De nouvelles actions devraient être organisées le mardi 6 mars.

Chez PSA, la hausse de salaires pour 2012 accordée par la direction est de… 33 euros nets ! Il serait bien, chez PSA comme chez Renault, de se mettre en lutte dans tout le secteur automobile, pour les salaires et contre les licenciements.